Centre archéologique

Place des cygnes
12230 l’Hospitalet du Larzac

07 81 24 52 68

Musée gratuit
Ouvert au public du 1er juillet au 31 août, de 15h à 19h.

Explorez le centre Frédéric Hermet ! Sur les traces des gallo-romains, vous découvrirez un aperçu des fouilles de la nécropole de La Vayssière.

Au premier étage, une collection paléontologique des fossiles les plus emblématiques des Causses et plus de 50 photos d’orchidées sont exposées !

La visite du centre peut être suivie d’une promenade libre à la découverte de la voie romaine.

Au temps des gaulois un vrai village s'est développé à La Vayssiere, au Nord de l’Hospitalet, près de l’actuel terrain d’aviation. Il se trouvait au bord de la voie romaine qui reliait Lodève à Millau et permettait le commerce.

Une importante nécropole avec plus de 250 sépultures datant du 1er et du 2ème siècle de notre ère y a été découverte.

Vase
Vase

Plomb du Larzac

Une des plus intéressante découverte : Le célèbre Plomb du Larzac : une curieuse plaque de plomb coupée en deux qui porte le plus long texte en langue gauloise connu à ce jour.

Plomb du Larzac
Plomb du Larzac

Pour aller plus loin

Des fouilles originales

Ancien Vicus (village) de 10 ha qui servait de relais étape entre Lodève et Millau, la Vayssière est depuis 1 siècle le terrain de jeu des archéologues.
Les fouilles se sont déroulées en 2 temps : autour de 1900 puis plus récemment dans les années 80. Aujourd’hui elles se poursuivent avec l’association archéologique du Larzac.

1900 : à la découverte d’un passé oublié

Archéologie du Larzac, sur les pas de l’Abbé Frédéric HERMET - par Alain Vernhet, chercheur au CNRS (sept 2001)

Né en 1856, près de Saint-Izaire (Aveyron), l’abbé Frédéric Hermet fut nommé curé de la paroisse de l’Hospitalet-du Larzac en 1894. Il y exerça son ministère jusqu’en 1934 et, parallèlement à ses activités religieuses, il développa sa curiosité archéologique pendant quarante ans sur tout le Sud du Rouergue.

Ses travaux les plus célèbres aujourd’hui concernent les découvertes de statues-menhirs préhistoriques et la fouille des ateliers de potiers gallo-romains de la Graufesenque (Millau).

Fouilles à La Vayssière
Fouilles à La Vayssière

Mais Frédéric Hermet a également réalisé de nombreuses recherches historiques et archéologiques sur le Causse du Larzac et les vallées voisines. On lui doit le signalement et l’étude de plusieurs dizaines de sites gallo-romains ou médiévaux. C’est ainsi qu’il fut le premier à explorer, au nord de l’Hospitalet, les habitats de la Vayssière, en bordure de la voie romaine de Millau à Lodève. C’est encore lui qui réalisa les premières fouilles de fours gallo-romains destinés à la réduction du minerai de fer dans la grotte de la Reynelle, près des Liquisses.

Pour le Moyen Age, ses précieuses recherches sur les Bénéfices du Diocèse de Vabres l’amenèrent à reprendre l’histoire de plusieurs églises perdues dans la campagne. Il s’intéressa, bien sûr, aux ruines de Saint-Etienne (commune de Sainte Eulalie), qui fut la première église paroissiale de l’Hospitalet, et il détruisit justement l’hypothèse de ceux qui voulaient y voir le siège de l’antique évêché d’Arisitum. A Saint-Amans-du-Larzac, il attira l’attention sur les dévotions populaires autour de cette chapelle abandonnée dans les bois de la Crémade. Dans le vallon de Boundoulaou (Creissels), il eut l’extraordinaire intuition de situer l’église de Saint-Martin-de-Pris où Raymond VII, le dernier Comte de Toulouse, rédigea son testament avant de mourir à Millau en 1249. D’autres érudits proposaient de rechercher cette église sur le Larzac ou près de Rodez : le hasard a voulu qu’elle puisse être dégagée et identifiée en 1981, à l’endroit même ou Frédéric Hermet l’avait pressentie.

C’est en suivant les pas de l’abbé Frédéric Hermet que ses successeurs peuvent aujourd’hui dresser un tableau complet de l’archéologie du Larzac. Fermes, villages, cimetières, routes et enceintes fortifiées permettent de cerner les conditions d’un développement économique fondé sur l’agriculture et l’élevage, l’artisanat du métal et le commerce avec le littoral méditerranéen. Grâce à la fouille des sanctuaires de Pech-Caut, du Pas de la Selle, de Sargel, du Rajal del Gorp et de l’Ourtiguet, on connaît avec précision certaines pratiques religieuses originales des périodes gauloises et romaines.

Et c’est encore sur les pas de Frédéric Hermet que furent fouillées deux-cent-cinquante tombes de la nécropole gallo-romaine de la Vayssière, avec, en particulier, celle de la druidesse Severa Tertionicna, qui conservait une lettre de près de soixante lignes en langue gauloise - le plus long document celtique connu à ce jour en Europe.

Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques

Entre 1980 et 1986

La fouille de la nécropole a été réalisée par des archéologues bénévoles, sous l’œil attentif du propriétaire exploitant, Robert Jannet, qui acceptait de déplacer momentanément ses cultures de blé. L’abondance des objets brisés nécessitait un soin très minutieux, des relevés systématiques et un tamisage de tous les déblais. Des visiteurs de marque étaient invités à venir participer très simplement à ces travaux de fouille. C’est ainsi que l’on a reçu, entre autres, sur le chantier même, Michel Labrousse, Directeur Régional des Antiquités Historiques de Midi-Pyrénées et Jack Lang, alors Ministre de la Culture, et son épouse. Les fouilleurs étaient tout heureux de leur montrer leurs trouvailles et de les faire participer à leurs recherches. Le chantier des années 80 Visite de Jack Lang

Aujourd’hui la poursuite des travaux

Par le biais de l’association d’archéologie, Francis Jeanjean et d’autres bénévoles, poursuivent les travaux de recherche et de valorisation de divers sites archéologique du Causse du Larzac. Le nettoyage et la restauration de sites se font autour d’un thème donné : la voie romaine, l’eau sur le Larzac, les enclos…

La Voie romaine

Il y a près de 2 000 ans, une voie romaine traversait le Larzac. Elle reprenait une ancienne voie gauloise qui avait été « romanisée ». Cette route, avec un trafic intense, permettait le commerce des produits du Sud (sel, huile...) et du Nord (Céramique, peaux…).

La voie romaine, selon un axe nord-sud, traversait la cité de Millau (Contadomagos) et Lodève (Luteva). Elle reliait la Via Domitia (qui relie l'Italie à l'Espagne) au sud et la voie romaine, de Lyon à Bordeaux, au nord. Cette route reprend l’ancienne voie gauloise (découverte lors des fouilles de la Vayssière) que l’on peut dater du Vème avant JC et qui avait été modifiée avec les techniques romaines.

Elle permettait le commerce des produits de la mer et du midi (sel, vin, huile…) et des produits de la montagne (céramiques de la Gaufresenque (Millau), cuirs et peaux, viandes, résine…).

La voie romaine
La voie romaine

Cette voie mesure 7 m de large, ce qui est très rare, et permettait à 2 charriots de pouvoir se croiser. Ceci témoigne de l’intense trafic routier exportant les céramiques de la Graufesenque vers tout le bassin méditerranéen et dans tout l’Empire.

Aujourd’hui grâce au travail des bénévoles de l’association archéologique, la route sort peu à peu de terre et ses accotements en roche presque parfait sont petits à petits mis à jour.